Les thèmes 2/4

Le commerce maritime

img4dad43904aff9Par l'importance de son trafic qui se situe autour de 250 000 T. par an en moyenne, le port de Honfleur, qui se situe au deuxième ou troisième rang des ports bas normands selon les années, occupe une place notable dans le système portuaire français jusqu'à la Première Guerre mondiale, compte tenu des niveaux de trafic encore modestes, au regard des normes actuelles, des autres grands ports. L'activité du port repose sur l'importation et l'exportation de bois, travaillés sur place ; l'exportation de beurre, oeufs, cidres et alcools ainsi que des boeufs sur pieds destinés principalement au marché anglais.

La construction navale

img4dad48e207aecDu Moyen-Âge à la Révolution Française, la construction navale est quasiment la seule industrie honfleuraise. En 1789, le corps des charpentiers, calfateurs et perceurs rassemble 257 personnes et constitue de loin le corps de métiers le plus important de la ville. Les chantiers navals se déploient aux marges du port, le long de la grève, depuis le "Maudit-bout" jusqu'à Saint-Sauveur. De 1762 à 1787, les 407 bateaux jaugeant 27 191 tonneaux qui ont été lancés, représentent environ 7,5 % du total français. La construction navale connait ses plus belles années sous le Second Empire et au début de la IIIe République. img4dad4bf06c3b3La production reste dominée par les petites unités, principalement destinées à la pêche : picoteux, cul pointus, plates, barques ou chaloupes.

La topographie portuaire

img4dad4dd2b3208Les plus anciennes cartes du port datent du 17e siècle. A l'époque, le port est composé d'un ensemble de petits havres d'échouage imbriqués dans les quartiers de la ville. Ces modestes infrastructures sont modernisées par Colbert qui fait substituer un bassin à flot d'un hectare au havre d'échouage intérieur. Les capacités du port de commerce sont améliorées à la fin du 19e siècle par l'aménagement au sud du bassin de retenue et d'un quatrième bassin de six hectares, le bassin Carnot. Cette configuration ne subit plus de modifications jusqu'aux années 1970. Aujourd'hui, l'activité commerciale a déserté les bassins intérieurs pour se reporter le long des quais en Seine.

Les passagers de l'estuaire

img4dad5312896b9L'existence de liaisons régulières entre les deux rives de l'estuaire est attestée depuis le début du 11e siècle. Les relations s'intensifient au 16e siècle, avec la création du Havre. Le franchissement de l'estuaire à l'aide de passagers à voile dure jusqu'en 1875. Mais avec la mise en service, en 1820, du premier bateau à vapeur, le déclin de ce mode de transport est rapide. Avec la vapeur, le nombre de navires en service augmente. Ils transportent des marchandises et 200 à 300 passagers. De 1863 à 1882, la ligne Le Havre-Honfleur est empruntée par trois millions de personnes. L'intensité du trafic se maintient jusqu'à la mise en service du bac du Hode en 1932.

 


Légendes des illustrations, de haut en bas : Léon Leclerc, Le bateau blanc, huile sur toile ; Trois-mâts de commerce, type de clipper français, chantier Augustin Normand (?) ; Demi-coque de cotre-pilote construit à Honfleur, bois, vers 1850 ; Plan de Honfleur par Gentil, après les aménagements de Colbert, 18e siècle ; Louis Gamain, Honfleur, le bateau à roue "le Courrier", huile sur toile.