Les thèmes 4/4

Les vitraux de l'église Saint-Etienne

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Quelques grandes compositions figurées en forme d'imagerie populaire, évoquent à travers un ensemble de trois vitraux exécutés par les ateliers de Félix Gaudin, peintre verrier à Paris, certains événements de l'histoire locale. Sept vitraux étaient semble-t-il prévus dans le programme iconographique défini par Léon Leclerc et les fondateurs de la Société du Vieux-Honfleur. Les thématiques retenues traduisent la volonté d'inscrire l'histoire honfleuraise dans celle, plus large, de la construction de la nation française, à travers des combats fondateurs de la conscience nationale ou l'épopée de la colonisation commencée au 16e siècle. Parmi les trois vitraux qui n'ont pas été réalisés, le plus grand devait être consacré à la bataille de Bouvines. La guerre de Cent Ans à laquelle Honfleur doit son statut de place forte, fournit le sujet de deux vitraux tandis que le rôle de son port dans l'aventure canadienne est illustré par un troisième. Un quatrième de plus petite dimension, présente les armoiries des grandes familles nobliaires qui ont joué un rôle important dans la ville.

L'aventure coloniale au Canada

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Ce sujet est traité par le deuxième vitrail du chevet, véritable image d'Epinal montrant sur le registre inférieur le départ de Champlain et sur le registre supérieur, la cérémonie de prise de possession du site de Québec.
Dans le même thème, la Prise de Louisbourg, ci-dessus, représente le siège de cette place forte française qui commandait l'entrée du Saint-Laurent. Elle constitue l'un des épisodes décisifs que se livrèrent Français et Anglais au Canada pendant la guerre de Sept Ans.

Honfleur et la guerre de course

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Honfleur a régulièrement armé des navires pour la guerre de course au cours des nombreux conflits militaires qui ont opposé, pendant la période moderne, le royaume de France à ses rivaux, les royaumes d'Espagne, d'Angleterre ou les Provinces-unies. La course était, en effet, une arme de guerre économique contre le commerce maritime de l'ennemi. Elle était financée par les armateurs et négociants qui essayaient de compenser le manque à gagner lié à la capture de leurs propres navires par l'adversaire. Les archives ont conservé la trace d'armement pour la course réalisés à Honfleur lors de chaque guerre. L'aquarelle ci-dessus représente la chasse du Lougre "Le Vautour", en 1810, encadré par deux navires anglais.