La Nymphe, un exemple de restauration réussie

img4daea5eccf49aA la fin du 18e siècle, deux frégates portant ce nom sont construites à Brest sur les plans de l'ingénieur Lamothe.

La première frégate de 12, mise en service en 1777, sera prise en 1780 et ses lignes relevées par l'amirauté britanniques. En 1782, une autre Nymphe est lancée, armée en 18, elle sera naufragée en 1793.
Sur la maquette, la batterie est percée de 24 sabords dont deux sabords de chasse à l'avant et de deux sabords de retraite dans le tableau arrière. Le gaillard d'arrière porte 12 canons, le gaillard d'avant deux. Son artillerie est donc forte de 40 canons dont le calibre exprimé par le poids en livre des boulets n'est pas déterminé. Vraisemblablement construite dans un atelier spécialisé par plusieurs artisans oeuvrant selon leur compétence sur la coque, la mâture et le gréement, elle n'est pas la réplique fidèle et rigoureuse d'une des deux frégates que serait une maquette d'arsenal, mais l'illustration cohérente et plausible d'une frégate selon l'architecture navale et la décoration en usage à la fin du 18e siècle. Seule la figure de proue distingue et signe le bateau.

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