Les thèmes 1/4

img4dac3f4b0fc62Retrouvez la vie des gens de mer de Honfleur à travers une quinzaine de thèmes témoignant du riche passé maritime et portuaire de la cité : la grande pêche, la pêche côtière et hauturière, la traite négrière, le commerce maritime, la construction navale, la topographie portuaire, les passagers de l'estuaire, le sauvetage en mer, le capitaine à bord, artisanat et art populaire, religiosité et pélerinage, les vitraux de l'église Saint-Etienne, l'aventure coloniale au Canada, Honfleur et la guerre de course, Jean-François Doublet.

 

La grande pêche à Honfleur

img4dac43638501cDu 16e à la fin du 18e siècle, Honfleur arme pour la grande pêche ; pêche à la morue, mais aussi pêche à la baleine. Cette participation permet au port d'être classé parmi les dix premiers de France à la veille de la Révolution française.
La pêche à la morue met en jeu des navires de 50 à 100 tonneaux qui gagnent le Grand Banc s'étendant sur 100 000 km² au large de Terre Neuve. En 1786, avec 26 navires armés, Honfleur représente 8% de la flotte morutière française.
La pêche à la baleine n'a pas été pratiquée de manière régulière par les Honfleurais. Ces derniers s'engageaient cependant sur des navires basques qui en France, étaient les grands spécialistes de cette pêche. Ainsi, de 1668 à 1688, 22 baleiniers basques sont passés au retour par Honfleur. Dans le même temps, dix navires ont été armés à Honfleur même.

 

La pêche côtière et hauturière

img4dac4891296b3Les "peintres de l'estuaire", en particulier ceux dont les attaches honfleuraises étaient les plus fortes, Louis-Alexandre Dubourg, Léon Leclerc ou Henri de Saint-Delis ont laissé de nombreuses oeuvres et études représentant des scènes saisies sur les quais du port de pêche, sur la grève, dans l'estuaire de la Seine ou encore dans le chenal d'accès au port au moment de la marée. Toutes les scènes exposées au musée de la Marine, composent un tableau vivant du monde de la pêche à Honfleur entre le Second Empire et la Seconde Guerre mondiale.
Honfleur est un port de pêche artisanale. les patrons-pêcheurs et les petits armateurs pratiquent une pêche côtière et littorale. La flotille se compose de 230 embarcations en 1851. Elle dépasse à peine les 100 unités à la fin du siècle et la jauge moyenne est ramenée de dix à cinq tonneaux environs. Honfleur reste fidèle à la voile jusqu'à la Première Guerre mondiale. Les tonnages ramassés dans les filets varient fortement d'une année sur l'autre et ne dépassent guère le millier de tonnes.

Honfleur et la traite négrière

img4dac4d44851f5A partir de 1629, Honfleur envoie des navires négriers parcourir les côtes d'Afrique. Mais pendant un siècle et demi sa participation à la traite négrière demeure épisodique. C'est après le traité de Paris, en 1763, que les principales maisons de commerce honfleuraises se lancent véritablement dans le commerce triangulaire. De 1763 à 1792, elles montent 114 expéditions qui placent Honfleur au 5e rang des ports négriers français pour cette période. Le musée de la Marine conserve plusieurs souvenirs de cette période : portrait de Joseph-Armand Coudre-Lacoudrais ; échantillons de verroteries offerts aux princes et chefs noirs ; représentation du brick "La bonne amitié" ; échantillons de tissu de siamoise dit du "Prince noir"...


Légendes des illustrations, de haut en bas : Lucie Delarue-Mardrus, portrait de marin, le père Louvet ; maquette d'un brick de commerce français, travail de matelot, vers 1850 ; Charles Lapostolet, Marée basse à Villerville ; le brick, "La bonne amitié", gouache et encre.