Du 19e au 20e siècle

Réalistes, romantiques, paysagistes, précurseurs de l'impressionnisme, impressionnistes, nabis, fauves, cubistes ou contemporains, les peintres ont immortalisé Honfleur et la Normandie. Aperçu non-exhaustif de ceux que l'on peut croiser sur les cimaises du musée.

img4c05679149011Eugène Isabey (1803-1886) : Un des meilleurs marinistes du 19e siècle, il séjourne à Honfleur dès 1824 et peint beaucoup sur la côte normande, entre Trouville et Dieppe. On devine l'influence qu'il aura plus tard sur sur les artistes de la génération suivante : Boudin, Jongkind. Les deux oeuvres du musée parlent encore un langage romantique ; ciel chargé, barque en péril ou échouée, atmosphère de cauchemar.

 

img4c056b24253e5Paul Huet (1804-1869) : Il vient chercher sur la côte normande la mer houleuse et les ciels tourmentés. Son tableau, "Pommiers sur la côte de Grâce" (ci-contre) exprime encore l'esthétique romantique tout en accordant une place de plus en plus grande à la lumière. Dans ses aquarelles, Paul Huet montre une réelle parenté avec les aquarellistes anglais et exprime son amour de la nature telle qu'il l'observe sans connotations dramatiques.

img4c056d46c7c9aCharles Mozin (1806-1862) : Il découvre Trouville vers 1825 et sera l'un des artisans de son développement. Il y compose de nombreuses peintures et gravures montrant les paysages de la côte et l'activité des pêcheurs. un romantisme léger flotte dans ses paysages maritimes. Avec le temps, Mozin évolue et privilégie la lumière qui modèle les paysages et estompe les contours et les plans lointains.

img4c057098b402eGustave Courbet (1819-1877) : Il séjourne à Honfleur, Trouville et Deauville en 1841 puis en 1859, 1865 et 1866. il peint alors des portraits et des paysages de mer dont "Le rivage près de Honfleur" que le musée Eugène Boudin expose. Il s'intéresse par la suite davantage à Etretat, préfigurant ainsi, par ses vues des falaises, certaines toiles de Claude Monet et d'Eugène Boudin.


img4c057831841b8Adolphe Marais (1856-1940) : Il fréquente très jeune les pensionnaires de la ferme Saint-Siméon. Son style et son goût se précisent après quelques études parisiennes. Il peint alors des animaux dans les champs, les bergeries. Troyon et les peintres animaliers de Barbizon lui inspirent de grandes toiles où figurent troupeaux s'abrevant ou rentrant au bercail.


img4c057b82990c7Félix Vallotton (1865-1925) : Vallotton fut certainement un des artistes les plus fidèles à Honfleur. son premier séjour en 1901 est suivi de nombreux autres, l'été, à partir de 1909, dans la villa "Beaulieu" sur la côte de Grâce. Cette oeuvre "promenade à Honfleur", montre un panorama de la ville, admiré par un couple, Vallotton lui-même et son épouse Gabrielle.

 

De nombreux autres artistes ont fréquenté ou vécu à Honfleur et seront au fil des mois dans l'actualité de notre site web. Parmi eux, nous pouvons citer Emile-Othon Friesz (1879-1949), Raoul Dufy (1877-1953), Henri de Saint-Delis (1878-1949) qui ont formé, avec Braque, le groupe fauve du Havre. Mais aussi les peintres cubistes comme Jacques Villon (1875-1963), Paul-Elie Gernez (1888-1948), Amédée Ozenfant (1886-1956) ; l'école de Rouen représentée par Albert Lebourg (1849-1928), Charles Fréchon (1865-1929) et enfin plus près de nous, Fernand Herbo (1905-1995) et André Hambourg (1909-1999).

Légendes des illustrations (de haut en bas) : Eugène Isabey, L'épave, 1851 ; Paul Huet, Pommiers, côte de Grâce, Honfleur ; Charles Mozin, Honfleur, marine au large de la côte de Grâce ; Gustave Courbet, Rivage près de Honfleur ; Adolphe Marais, Le retour du troupeau ; Félix Vallotton, Promenade à Honfleur, 1901. Crédit photographique : Henri Brauner.